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Wikimontres : notions de précision – les origines




Montre de Daniel Jean Richard à une seule aiguille, circa : fin XVIIème siècle





Au début étaient les heures canoniales, celles dont les cloches de l’Eglise séquencaient l’espace temps à grand renfort de sonnerie.

Au commencement était donc un découpage hérité du monde latin et constitué de périodes d’inégales durées permettant aux hommes de se repérer dans le temps et de se fixer des rendez-vous avec eux-mêmes ou avec le divin.

Dans les monastères et l’univers ecclésiastique le temps d’une journée a été découpé en heures canoniales au nombre de 8 périodes le plus souvent associé à une liturgie et des prières.





Ces séquences de temps étaient découpées comme suit :

Matines ou Vigiles : sont les heures de nuit (vers Minuit ou une heure du matin)

Laudes : à l’aurore

Prime : aux premières heures du jour

Tierce : à la troisième heure du jour

Sexte : est celle de la sixième heure (environ midi)

None : vers la neuvième heure (environ 15 ou  ou 16 heures)

Vêpres : au coucher du soleil (vers 19 ou 20 heures)

Complies : avant le coucher (vers 22 heures)


On pense que la mise en place dans les monastères de clepsydres à sonnerie a permis l’émergence des premières pendules rudimentaires. Les mécanismes permettant de ralentir les poids comme le font les tournebroches anciens aurait pu donner naissance aux premiers foliots, le pendule agissant  par gravité ayant été inventé plus tard.


horloge astronomique de la Cathédrale de Strasbourg




Toujours est-il que ce sont les villes qui se sont emparé de ces nouveaux instruments pour réguler de façon mathématique et scientifique le temps d’un jour. Au début, sonore seulement, ces instruments urbains se sont dotés d’un cadran découpé en 12 périodes de temps revenant deux fois dans la journée.


Imprécises, ces horloges nécessitaient la présence d’un horloger qui, ayant des rudiments d’astronomie, pouvait recaler le garde-temps par rapport à la course du soleil à l’aide d’instruments de visée simples et de sabliers dont l’invention remonte sensiblement à la date de celle des premières horloges d’édifices.







sablier ancien



Passant de l’édifice à la pièce et de la pièce à la table pour enfin finir dans le courant du XVIème siècle dans la poche, le garde-temps moderne attendait qu’un savant invente à la fois un organe régulateur pour les horloges et un autre pour les montres dont le fonctionnement erratique limitait l’usage à un bijou mécanique sans portée scientifique.

L’invention du spiral par Christiaan Huygens en 1674 (certains disent 1675) a permis à l’horlogerie de franchir un cap incroyable et aux hommes de l’art de réfléchir à tout un tas de nouvelles fonctionnalités.

Quand la montre de 1673 pouvait s’arrêter abruptement à tout moment et donner l’heure avec une erreur de l’ordre de l’heure sur 24 heures, dans le meilleur des cas, les meilleurs instruments de 1675 pouvaient espérer tutoyer le ¼ d’heure journalier d’avance ou de retard par rapport à l’heure solaire. Ce gain en précision permettait, par exemple, aux praticiens de poser une aiguille des minutes, maintenant que les minutes avaient un sens…


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