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Anatomie d’un modèle : Oris Artelier Worldtimer



Oris Artelier Worldtimer, l'une des meilleures montres double fuseaux du marché

Inutile d’y aller par quatre chemins, l’Oris Artelier Worldtimer est l’une des meilleures montres mécaniques à remontage automatique et à deux fuseaux horaires du marché tout en étant également l’une des plus accessibles, économiquement parlant. Voilà qui est dit et qui, finalement, suffira à un grand nombre de consommateurs en quête de la perle rare. C’est vrai, la pièce est efficace, classique mais sans l’être trop non plus. D’aucuns disent pour synthétiser qu’elle dispose d’un équilibre général bien venu. Autrement dit, elle tombe bien sur tous les poignets qu’ils soient fins ou plus forts. Et pourtant, la belle n’est pas à proprement parler une petite montre. Avec ses 42,5 mm de diamètre et une épaisseur raisonnable, elle ne passe pas sous toutes les manches de chemises et il faudra sans doute pour certain découdre le bouton du poignet gauche pour rester dans le ton ou se faire tailler des chemises sur mesure. Mais ce ne sont habituellement pas les habitudes des acheteurs de montres Oris dont les moyens économiques sont à quelques encablures de ceux des acquéreurs de pièces plus réputées pour répondre aux envies des puissants de ce monde. Mais, qu’importe le prix pour peu qu’il y ait l’ivresse et les qualités mécaniques. Et dans les deux cas, le consommateur n’est pas volé. Classique, la belle met le paquet en jouant sur un niveau de finition très supérieur à la moyenne. Le cadran, bien dessiné, s’inscrit dans la logique de la collection et se veut intemporel. Il l’est et c’est plutôt bien. Pareillement, l’amateur appréciera le traitement du calibre générique, fini avec soin et avec le petit détail de la masse oscillante peinte en rouge avec l’inscription High Mech. Voilà qui est bien fait mais, dans cet ensemble très cohérent on retient la pertinence de la fonction permettant de gérer aisément les fuseaux horaires. Sur ce modèle, ils sont réglables par les poussoirs latéraux. Cela devrait enchanter les voyageurs ayant la bougeotte et dans l’obligation de changer le fuseau de leur garde-temps régulièrement. Confié à un pilote de long courrier, le consommateur type pour ce genre d’instrument, le modèle a rencontré un franc succès et a démontré son utilité dans l’action car il est souvent important pour ces professionnels du ciel de pouvoir gérer leur décalage horaire en le visualisant. Avec cet instrument, la chose est aisée. Et le paramétrage l’est aussi puisqu’il suffit de régler l’heure d’origine en considérant qu’elle est la source du « home time », donc l’heure qui apparaîtra lors du voyage dans le petit sous-compteur placé à 3 heures. Le guichet ouvert en son centre indique s’il fait jour ou nuit au domicile puisque les aiguilles effectuent deux tours de compteurs par 24 heures. Ensuite, l’heure du lieu où l’on se trouve apparaît sur le grand jeu d’aiguilles, dont celle des heures est mobile par saut successif. Petit détail et non des moindres, cette modification agit également sur l’affichage du quantième, quand le voyage est long au point qu’il soit nécessaire de la changer. C’est assez rare, mais cela peut arriver et donc se révéler utile. La montre est une vraie réussite donc, mais, comme à chaque chose il est possible de trouver un bémol. En effet, cette référence tient compte des 24 fuseaux existant sur terre, fait sauter la date si nécessaire, mais ne permet pas un réglage fin des minutes en cas de voyage dans des pays où l’heure n’est pas basée sur des valeurs entières d’heure comme c’est le cas en Inde, au Népal et dans différentes autres contrées ou régions du monde. Voilà qui est dommage car, avec l’émergence de certains pays et leur prise de position croissante dans le jeu politique et économique au niveau mondial, les garde-temps capables de s’adapter à leurs heures locales seront, à l’avenir, des pièces très appréciées.


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