Saga d’une montre : La Santos de Cartier


Cartier Santos de 1915 (image Cartier)

À l’aube du XXième siècle, les journaux n’avaient de cesse de vanter les mérites des dirigeables et de leurs incroyables pilotes. Parmi ceux-ci, il en est un dont l’histoire à retenu le nom : celui d’Alberto Santos-Dumont. Cet excentrique milliardaire franco-brésilien devait faire de Paris, alors la capitale à la mode, un lieu où les aventuriers des airs pouvaient espérer avoir quelques récompenses en échange des frissons procurés à une foule en liesse.


Cartier Santos de 1978 (image Cartier)

Ce dandy dépensait sans compter pour fabriquer ses dirigeables et les équipait de petits moteurs à explosion munis d’hélices en bois pour les manœuvrer. Seulement, l’homme devait apprendre que des aventuriers comme lui tentaient de faire s’arracher du sol des aéroplanes… Encore plus risquée, plus rapide et plus exaltante, l’expérience de ce type de vol devait pouvoir assurer la postérité à qui parviendrait à faire léviter ce type d’engin. On sait les Frères Wright être parvenus à vaincre l’apesanteur avant les autres concurrents, mais des hommes comme Clément Ader, Blériot et justement Alberto Santos-Dumont entendaient bien récolter, en Europe, quelques-unes des retombées de cette gloire et profiter à leur profit de l’intérêt du public pour les exploits de ces héros qui se prenaient soudainement pour des oiseaux.


Alberto Santos-Dumont (image Cartier)

En ces temps-là, les aéronefs de toutes formes se donnaient rendez-vous aux beaux jours à deux pas du Bois de Boulogne sur l’esplanade de Bagatelle aujourd’hui transformée en stade géant. En 1904, le fier brésilien au fort accent et à l’argent facile aimant avoir sa table chez Maxim’s, était le héros du moment. Il entendait bien arracher du sol, l’engin de toile et de bois qu’il s’était payé. Mu par un moteur à explosion et une hélice au profil supercritique, il entendait bien arracher l’arracher du sol et le faire voler… Le nom de cet engin à l’étrange dessin : Demoiselle. Voilà qui en disait long sur les intentions de l’artiste entendant bien ne pas laisser de marbre les jeunes filles en crinolines attroupées pour voir s’envoler l’engin et assister au triomphe du héros un peu fou…


Cartier Santos Dumont Carbone Squelette (image Cartier)


À cette époque, l’aventurier brésilien qui entendait ne rien faire comme tout le monde, avait demandé à son ami Louis Cartier de lui réaliser une montre permettant de lire l’heure tout en tenant fermement les deux manches de « l’engin volant parfaitement identifié ». La première montre de pilote moderne à passer au poignet est donc historiquement une Cartier. Et lorsqu’elle sera produite en série et commercialisée à partir de 1915-1916, elle portera le nom de son commanditaire : Santos.


Cartier Santos 100 or et acier (image Cartier)

votre avis nous interesse

ça va vous intéresser

Le tatouage ultime : Reverso grande taille Jaeger-LeCoultre
Le nouveau film d’animation OMEGA en 3D lève le voile sur la technologie Co-Axial de la marque
Corum et le Trophée Jules Verne : À l’heure des records
Toutes les montres, en boite
Wikimontre : les métaux : le platine chapitre 2
wikimontre : l’art de l’émail : chapitre 3
Wikimontre : la précision : suite 3
Anatomie d’un mythe : Jaeger-LeCoultre Reverso

Découvrez

Les 50 montres les + stylées 3/10
Louis Moinet – Jurassic Watch
Panerai présente son nouveau livre
Is AIGHT the new Black?
SIHH 2017 – Un salon en mutation
H. Moser & Cie Endeavour Centre Seconds Concept Funky Blue