Wikimontre : aux sources de l’automatisme


Montre de poche Leroy d'une série de 7 avec masse oscillante tangentielle

Contrairement à une idée reçue, les garde-temps équipés de mécanismes leur permettant de se remonter en profitant des mouvements de leurs porteurs ont été inventés dans le courant du XVIIIième siècle. On rapporte que le Liégeois Hubert Sarton fut l’un des artisans célèbres qui travaillèrent sur un mécanisme à roue de rencontre faisant appel à une masse oscillante sur 360°. Selon toute vraisemblance, le Suisse Abraham-Louis Perrelet y travailla également. Même le célèbre Abraham-Louis Breguet se pencha sur l’automatisme, mais avec une approche différente qui fut réemployée plus tard par d’autres horlogers célèbres ou de grandes maisons comme Leroy.


Mouvements du XVIIIième siècle dotés de masse oscillantes tournant sur 360° (J. Florès)


Quoi qu’il en soit, l’idée d’une masse oscillant sur 360° pour faire se remonter le ressort de barillet était promise à un grand avenir, même s’il existait différents autres modules de remontages automatiques mis au point par différents horlogers. Dans les premières années du XXième siècle ces travaux visant à automatiser le remontage des montres s’est généralisé parce que les horlogers cherchaient à rendre étanches les boîtiers des montres et que, pour y parvenir, ils avaient pris le parti de limiter l’usage de la couronne de remontoir, la pièce par laquelle l’humidité et les impuretés rentrent le plus facilement dans un instrument porté au poignet.


Rolex Oyster Perpetual datant de 1931 (c) rolex


L’horloger anglais John Harwood (1893-1965 ) avait œuvré dans cette voie et déposé un brevet en 1923 pour une montre-bracelet automatique (lancée en 1926) dotée à la fois d’un original mode de remontage automatique par rotor (tournant sur 240° d’angle) et d’un incroyable boîtier exempt de couronne, mais dont les fonctions de mise à l’heure et d’armage du ressort de barillet se faisaient par la lunette tournante. Ces montres originales ont connu des concurrentes comme les versions de chez Leroy qui, en 1922,  reprenait à leur compte le vieux principe des masses oscillantes inspirées de celles employées dans les montres de poches.



Rolex masse oscillante des premières Oyster dites Bubble Back circa 1931 (c) Rolex


Mais d’autres maisons osaient également des idées folles dont nous parlerons prochainement car elles ont inspiré récemment des marques qui ont repris, à leur compte, certaines de ces vieilles idées. Quoi qu’il en soit, toutes ces recherches devaient aboutir en 1931, à la création par Hans Wilsdorf, le fondateur de Rolex, d’un mode de remontage à la fois plus simple et plus performant que les autres, employant un rotor tournant sur 360°. Cette avancée devait limiter l’usage de la couronne de remontoir et, par effet, réduire l’usure des différents joints permettant à la boîte d’être totalement étanche.


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