Entretien avec Jean-Claude Biver

Le 29 septembre dernier, Hublot, son Président Jean-Claude Biver, et son CEO Ricardo Guadalupe,  conviaient les médias du monde entier à l’inauguration de l’extension de la Manufacture de Nyon baptisée “Hublot 2″. L’occasion de rencontrer celui qui en 10 ans a transformé cette marque en lui offrant un modèle culte, la Big Bang, le succès commercial, et une notoriété digne des plus grandes.

Etat des lieux par Thierry Gasquez.


TG – Comment se porte Hublot en cette fin 2015 ?
JCB – Hublot va terminer l’année 2015 avec une nouvelle croissance à deux chiffres. Les années se suivent et semblent se ressembler. L’année 2015 sera donc une dixième année consécutive de hausse et de record.

TG - Cette marque est-elle devenue celle que vous imaginiez il y a 10 ans en lançant la Big Bang ?
JCB – Le succès de la Big Bang dépasse largement mes rêves et espoirs les plus fous. Il aurait fallu être fou d’imaginer et de planifier un tel succès. Nous sommes donc absolument comblés par le succès de notre montre iconique et par Hublot.


TG – Comment l’imaginez vous dans 10 ans ?
JCB – J’aimerai et c’est mon souhait le plus cher, que dans dix ans nous soyons comme aujourd’hui en train de fêter l’inauguration de la manufacture !
Si nous arrivons à cela, nous aurons réussi notre pari de garder le développement, la croissance, l’innovation et le succès commercial de la marque.


TG – La notoriété acquise et le formidable travail accompli nous autorisent-ils à songer à une marque globale dans un avenir proche ? (Bijoux, maroquinerie, parfum, prêt à porter…)
JCB – Non, je ne crois pas que nous allons devenir une marque globale. Ce n’est en tous les cas pas le but poursuivi. Mais cela ne nous empêchera pas de parfois déborder de notre métier pour appliquer des matériaux, des idées, et des concepts à des produits en dehors de notre métier de base.


TG – Selon vous, le modèle Hublot est il transposable ?
JCB – Le modèle de succès est tout à fait transposable. Il est basé sur l’innovation, la créativité, le travail, le respect du client, l’authenticité, la sincérité et la qualité. Ces valeurs sont tout à fait transposables dans n’importe quel autre métier.


TG – Après le succès de la Big Bang, il semblerait que la Classic Fusion fonctionne bien. Tenez vous là une nouvelle icône horlogère ?
JCB – Je ne pense pas que nous tenions une deuxième icône car la différence entre la Classic Fusion et la Big Bang n’est pas assez grande, La Classic Fusion est comme son nom ne l’indique pas, une Big Bang un peu moins agressive, un peu moins profilée, un peu moins puissante. En fait elle est  ce qu’est la limousine par rapport au cabriolet.


TG – L’inauguration d’une seconde partie de la Manufacture sous-entend une volonté d’indépendance industrielle ou un développement de la production ?
JCB – Il a y clairement une volonté d’indépendance à trois degrés. Indépendance par rapport à des fournisseurs tiers, indépendance créative et innovatrice et indépendance industrielle.

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Jean-Claude Biver se lit aux éditions Eyrolles

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