« Breguet Classic Tour » ou l’Art du Savoir-Faire

« Il tira la plus délicieuse montre plate que Breguet ait faite. Tiens, mais il est onze heures, j’ai été matinal. » Balzac, Eugénie Grandet (1833)

Paris, le 4 juillet 2018

La célèbre maison horlogère a imaginé un “Breguet Classic Tour” qui explore, à travers le monde, l’art du savoir-faire artisanal. Lancé à Londres en octobre dernier, celui-ci pose ses valises à Paris début juillet. À chaque occasion, la Maison convie ses invités à revivre la journée d’un parfait gentleman qui, après avoir glissé sa montre Breguet Classique à son poignet, se prépare avec l’aide des meilleurs artisans de la ville. Si l’étape parisienne égrène les lieux incontournables du mythe Breguet (la Place Vendôme, Le Petit Trianon, le Père Lachaise), elle s’articule également autour d’expériences qui exaltent le style et le savoir-faire français (visite de l’Atelier du Tranchet et de Christophe Fenwick qui distillent un artisanat aussi rare que précieux). Ce voyage, enfin, conjugue tradition et modernité et met l’accent sur les admirables recherches développées par la maison dans une quête de précision ultime. On pense par exemple à l’intégration du silicium dans les organes réglant des collections. Une invitation à découvrir un art de vivre authentique dans le respect des exigences particulières d’une manufacture d’exception.

Paris, là où tout a commencé

La France est au tournant de son histoire quand le Neuchâtelois AbrahamLouis Breguet s’y expatrie. A la grâce d’un parcours exceptionnel, il fait de Paris la capitale de l’horlogerie. D’un arrondissement à l’autre, le nom Breguet persiste comme autant d’indices de sa présence.

Ainsi, au musée et à la boutique place Vendôme, où la Maison est le premier horloger à s’installer. Dans la chambre-forte sont conservées les archives relatant de façon ininterrompue l’histoire de toutes les ventes depuis la fin du XVIIIème siècle.

Consacré par la Révolution française en « temple » de la technique, le Musée des Arts et Métiers réunit, quant à lui, les réalisations de cinq générations de Breguet, de l’horlogerie à l’aviation en passant par les télégraphes. Le Breguet biplan que Louis Charles Breguet crée en 1911 voisine avec l’avion de Clément Ader et le Blériot XI de la traversée de la Manche en 1909.

Face au Louvre, sur la rive opposée de la Seine, le collège des QuatreNations qui devient en 1795 l’Institut de France et regroupe cinq académies, expose l’architecture théâtrale de sa chapelle surmontée d’une coupole, encadrée par deux ailes en quart de cercles que terminent des pavillons carrés. Le jeune Breguet y suit plusieurs années de cours magistraux et particuliers qui changent le cours de son existence. Il y reviendra à la fin de sa vie en tant que membre de l’Académie des Sciences.

C’est au 39 quai de l’Horloge qu’Abraham-Louis Breguet fait l’acquisition d’une maison. Elle est idéalement située dans le quartier de l’Ile de la Cité où s’affairent alors orfèvres, cadraniers, fabricants d’aiguilles ou de boîtes, tout en bénéficiant du Pont-Neuf, l’axe principal de Paris. L’intérieur, lui, a les faiblesses d’une maison construite sous Henri IV. Les couloirs sont étroits, les marches des escaliers de travers, la lumière moins abondante que dans les ateliers des cabinotiers de Genève. C’est pourtant entre ces murs que naissent des solutions, un style et une vision qui transforment à jamais l’horlogerie.

La rue Bréguet, qui porte par erreur un accent aigu dont le patronyme de la famille est dépourvu, poursuit une destinée placide non loin de la place de la Bastille dont la prise le 14 juillet 1789 est suivie de près par Abraham-Louis Breguet. Alors que la Révolution n’en est qu’à ses débuts, l’horloger sort du cadre de son activité professionnelle pour se prononcer clairement en faveur des réformes profondes de l’Etat.

Quelques temps plus tard, effaré par la tournure violente des événements, il rentre prudemment en Suisse avant de se réinstaller définitivement à Paris en 1795. Il sera enterré au cimetière du Père-Lachaise, la nécropole la plus renommée de Paris où dans un parc à l’anglaise, 70 000 concessions composent un dédale de tombes gothiques, de caveaux haussmanniens, de mausolées à l’antique, de sépultures décorées de messages et d’ex-voto insolites qui attestent d’une ferveur toujours intacte.

On ne saurait quitter Paris et ses environs sans visiter Versailles et le Petit Trianon de Marie-Antoinette auquel la Maison Breguet, mécène d’un chantier d’exception de deux ans, a rendu tout son charme et tout son éclat.

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